mercredi 1 juin 2011

Hello Goodbye

Affalée dans son fauteuil fin de siècle
la grosse Lulu rêvasse,
s'empiffre de marshmallow
de marmelade Chivers à l'orange amère
rêve du swinging London
de Mary Quant du Mersey beat.
La grosse Lulu dans le Siel avec les Diamants
s'envole lentement vers les quatre garçons
et ses pensées vers la gare Victoria
et la fille aux yeux kaléidoscope
qui l'a draguée un soir dans les rues de Soho
se souvient de cet hôtel miteux
de ce corps aux seins menus
à la frange blonde à la chair souple
de ce corps de femme sur son corps d'adolescente
de Londres 1967.
Lucie au septième Siel avec les Diamants,
le bateau sur la tamise
la petite reine des camées l'accompagne
On l'appelle au fond de l'eau, la petite reine,
et elle part.
Lucie dans le Siel avec les diamants
La grosse Lulu et ses fleurs cellophane
qu'elle jette sur l'eau
ses fleurs jaunes et vertes pour sa sirène tout au fond
qui lui parle
et elle qui lui répond, doucement, pour ne pas l'effrayer
pour ne pas qu'elle s'en aille,
qui l'attend depuis si longtemps
dans ce fauteuil fin de siècle,
gavée de marshmallow, de marmelade Chivers,
passant et repassant ce vieux vinyle crépitant,
ce Sergent Peppers,
cette fanfare des coeurs
Cette fanfare des coeurs
Cette fanfare des coeurs
solitaires.

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